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GIL RAZAFINTSALAMA: « Madagascar à la pointe de la technologie » |
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L’univers des technologies de l’information et de la communication (TIC) à Madagascar décortiqué à travers les propos de Gil Razafintsalama, président du groupement des operateurs en technologie de l'information et de la communication (Goticom). Entretien.
* En tant que président du Goticom, comment voyez-vous l'univers des TIC à Madagascar? L’Univers TIC de Madagascar est aujourd’hui à deux vitesses : - Le surdéveloppement de la partie purement communication au grand public, matérialisé par l’utilisation du téléphone mobile qui atteint aujourd’hui près de 1.700.000 utilisateurs ( ???) - Et la stagnation des investissements dans les services à valeur ajoutée TIC dus à un coût d’infrastructure cher et d’un débit lent. * Toujours en matière de TIC, comment situez-vous Madagascar par rapport aux occidentaux dans un premier temps, par rapport à nos voisins africains ensuite? Madagascar est déjà une destination intéressante pour les entreprises occidentales de par le niveau technique des ressources locales. Cette reconnaissance se retrouve même au niveau des pays africains puisque des entreprises malgaches sont consultés aujourd’hui pour le déploiement de système informatique de pays africains comme Le Congo ou le Burundi. * Que manque-t-il à Madagascar pour devenir un pays, disons-le, à la pointe de la technologie? Madagascar est déjà « à la pointe de la technologie », ce qui manque ce sont les ressources humaines et financières. * Selon vous, quelles opportunités peuvent apporter les TIC à Madagascar? Les TICs peuvent apporter de nombreuses opportunités. En local tout d’abord. De nombreuses régions souffrent d’un déficit d’informations. Les TIC peuvent permettre à ces régions d’avoir des information et développer pour celà leurs secteurs productifs. Mais dans l’autre sens, les TICs peuvent aussi permettre à une région de mettre en évidence des atouts économiques et de les exploiter, comme dans le cas par exemple du secteur hotelier et touristique. * Madagascar fait aujourd'hui face à une invasion de produits TIC venus d'Asie, est-ce une bonne chose? Je ne pense pas que l’arrivée de produits asiatiques TIC soient une mauvaise chose, d’autant plus que pratiquement tous les produits TICs viennent d’Asie. A mon avis sur celà Il faut laisser la loi du marché décider. Nos besoins en compétences TICs sont élevés, notre pouvoir d’achat restreint, tout dispositif qui peut réduire les coûts d’accès aux TICs est le bienvenu. * Le monde des TIC est il est un secteur serein? L'Etat facilite-t-il les investissements en matière de TIC? Je ne sais pas ce que vous entendez par « serein ». A mon sens aucun secteur n’est réellement « serein » et entreprendre et développer est toujours un challenge. Le secteur TIC n’est pas plus ou moins serein qu’un autre secteur, mais à notre sens celui-ci peut apporter beaucoup au développement économique et mérite d’être encouragé. Cela dit certains secteurs des TIC qui pourraient être productifs, comme les réseaux de télécommunications ou les centre d’appels, sont freinés par une réglementation, à notre avis, irréaliste. Pourquoi par exemple interdire l’utilisation de la voix sur IP pour des investissements qui pourraient générer des milliers d’emplois, dans un secteur ou des opportunités existent. * L'avenir des TIC à Madagascar selon vous? Je ne peux hélàs pour le moment ne parler que d’avenir « « potentiel ». « Potentiel » car il en faut vraiment peu pour développer ce secteur. Il suffit d’une politique cohérente de formation et de renforcement de capacité, et d’une adaptation de la réglementation au sens du développement des et par les services TICs.
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